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Disparition des courriers recommandés 48 S et 49, au profit d'un courrier recommandé unique le 48 SI
Radar et Contestation: le titulaire de la carte grise n'était pas au volant au moment des faits, pas d'obligation de dénonciation
Fiabilité des radars : le rapport confidentiel du Secrétariat général de l’administration de la police que s’est procuré Autoplus
PV à la volée : des moyens de contester ?



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Les conclusions d’une étude réalisée par Jean Chapelon et Pierre Sibi de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière, publiée le 28 mars 2007, pourrait conduire à une interdiction totale du téléphone au volant.
 

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Cette interdiction souhaitée et fortement recommandée par les deux experts de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière porterait également sur l’utilisation des kits mains libres.
 
Cette étude élaborée à partir d’un sondage fait écho à une récente étude australienne de 2005 sur le sujet.
 
Les conclusions des experts français sont sans appel !
 
« Le sondage que nous avons fait réaliser sur la pratique d’usage du téléphone portable montre que le téléphone portable au volant représente un enjeu non négligeable pour la sécurité routière, que nous évaluons à hauteur de 7% à 8%. »
 
Ce chiffre a été obtenu par le biais d’une formule mathématique des plus compliquées (dont je vous ferai grâce mais que vous pourrez retrouver dans l’annexe 3 du rapport Chapelon Sibi)
 
« Enjeu du téléphone portable
Le risque lié à l’utilisation du téléphone portable est le suivant...
[Formule mathématique]
 
Soit une réduction des accidents de 7,2% ± 0,5%
[Nouvelle formule mathématique...]
 
Les enjeux liés au téléphone tenu en main et au kit mains-libres sont quasiment équivalents »
 
Il est bien sûr difficile d’émettre un jugement sur la véracité de ces chiffres. Les travaux de ces experts ne reposent que sur un sondage (Sondage réalisé les 7 et 8 décembre 2006 auprès d’un échantillon national représentatif de 1.000 personnes âgées de 18 ans et plus) et se pose toujours la question de l’origine réelle de l’accident en présence de plusieurs facteurs accidentogènes.
 
Les experts de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière recommandent toutefois :
 
« Une modification de la réglementation pour interdire l’utilisation du kit mains-libres : le choix, pour des raisons pratiques et également parce qu’on n’était pas certain des dangers du kit mains-libres en 2003, d’interdire seulement l’usage du téléphone tenu en main a eu un effet regrettable en faisant croire aux conducteurs de bonne foi que l’utilisation du kit mains-libres ne pose pas de problème de sécurité. Or il n’en est rien, et il s’avère d’ailleurs qu’une majorité des utilisateurs du téléphone portable au volant en a conscience, reconnaissant que l’interdiction de l’utilisation du kit mains-libres serait une bonne mesure.
 
Il est indéniable que cette mesure serait difficile à contrôler pour les forces de l’ordre sur la route, mais elle permettrait aux conducteurs d’avoir connaissance des risques inhérents à l’utilisation du kit mains-libres et il est très probable qu’une majorité d’entre eux cesserait alors cette pratique. Par ailleurs, en cas d’accident grave et pour déterminer les responsabilités, il serait possible d’interroger les opérateurs de téléphonie mobile pour savoir si le conducteur était en train de téléphoner. »
 
Le Conseil National de la Sécurité Routière a examiné début avril le rapport Chapelon Sibi ne s’est pas prononcé pour une interdiction totale du téléphone au volant comme l’avait recommandée les experts de l’ONISR.
 
Le Conseil National de la Sécurité Routière considère, toutefois, indispensable :
 
« - qu’une communication forte vienne sensibiliser les usagers sur ce risque ;
- que devrait être encouragée la pratique déjà adoptée par certaines entreprises d’interdire à leurs collaborateurs, par exemple par leur règlement intérieur, l’usage du téléphone lorsqu’ils conduisent en mission ;
- que l’Observatoire national interministériel de sécurité routière réalise des mesures régulières de la part de conducteurs qui téléphonent au volant dans la circulation. »
 
  
On peut évidemment s’interroger sur l’opportunité d’une telle modification réglementaire, il est évident que l’utilisation du kit mains-libres réclame de la part de l’utilisateur une certaine attention et ce peut être au détriment de celle qui doit être portée à sa conduite. Mais il en sera de même pour une simple conversation avec un passager, le réglage de l’autoradio, l’allumage d’une cigarette... J’avais il y a quelques temps écris qu’un jour la cigarette au volant serait sans doute prohibée, je n’avais pas pensé à la parole...
 
 
Bonne route,
 
Jean-Baptiste le Dall
Avocat à la Cour
 
Pour plus d’informations :
 
Se reporter à l’étude du 28 mars 2007 téléchargeable sur le site de la Sécurité routière:
 
 
Résolution du Conseil National de la Sécurité Routière du 3 avril 2007 téléchargeable sur le site du CNSR :
 
 
 
 

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En cette semaine de 1er avril, une autre rumeur qui prospère sur Internet : la verbalisation systématique en cas d’absence de signature sur le verso de la vignette d’assurance. 
 
Cette rumeur a été signalée dès le mois d’avril 2004 mais continue toujours à être relayée.
 
L’obligation de signer le verso de la vignette qui doit être apposée sur le pare-brise aurait été mise en place par un décret 2004-293. Ce décret existe bien mais une simple recherche sur Legifrance donne accès à un décret n° 2004-293 du 26 mars 2004 relatif aux conditions d'utilisation du qualificatif « agriculture raisonnée »...
 
Aucune crainte, donc, d’avoir à verser une amende de 180 euros (prévue par l’article « R.69 PQ » du Code de la route...).
 
Pour plus d’informations :
Se reporter au site hoaxbuster

 

 Jean-Baptiste le Dall,

Avocat à la Cour

  

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