DROIT AUTOMOBILE

  
 




L'ACTUALITE JURIDIQUE AUTOMOBILE 

Droit automobile : une information claire sur les droits des automobilistes commentée par un avocat.

Sur droit automobile : tous les articles de Maître Jean-Baptiste le Dall publiés dans la presse et sur Internet : Auto Moto Collection, Autosital.com, l'Automobile Sportive…
 
Toutes les semaines de nouveaux articles publiés directement sur Droit Automobile pour coller à l'actualité du droit de la route.  
  
Bonne lecture et bonne route !
Jean-Baptiste le Dall,
Avocat à la Cour

 

 

 

    

 

 

 

 

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L’accident de Gonesse relance encore une fois le débat autour des mini motos et autres pocket bikes.
 
Contrairement à ce que les appels à l’aide de plusieurs maires pourraient laisser penser, le cas des pocket bikes n’a pas été ignoré du législateur.

arton594.jpg
 
Première mesure législative récente avec la loi n° 2006-10 du 5 janvier 2006 relative à la sécurité et au développement des transports a inséré un nouvel article L. 321-1 dans le code de la route.
 
Le premier alinéa de l'article L. 321-1 est ainsi rédigé :

« Le fait d'importer, d'exposer, d'offrir, de mettre en vente, de vendre, de proposer à la location ou d'inciter à acheter ou à utiliser un cyclomoteur, une motocyclette ou un quadricycle à moteur qui n'a pas fait l'objet d'une réception ou qui n'est plus conforme à celle-ci est puni de six mois d'emprisonnement et de 7 500 EUR d'amende. Lorsque cette infraction est commise par un professionnel, elle est punie de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 EUR d'amende. Le véhicule peut être saisi. ».

Mais ces dispositions ne concernent que les vendeurs, et non les simples utilisateurs, le législateur est donc venu corriger cette lacune avec la loi relative à la prévention de la délinquance n° 2007-297 du 5 mars 2007.

L’ Article 24 de la loi du 5 mars 2007 a créé un article L. 321-1-1 qui précise :
 « Art. L. 321-1-1. - Le fait de circuler sur les voies ouvertes à la circulation publique ou les lieux ouverts à la circulation publique ou au public avec un véhicule à deux roues à moteur, un tricycle à moteur ou un quadricycle à moteur non réceptionné est puni d'une contravention de la cinquième classe.
« La confiscation, l'immobilisation ou la mise en fourrière peuvent être prescrites dans les conditions prévues aux articles L. 325-1 à L. 325-9. »
L'article L. 325-1 du même code est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« L'immobilisation des véhicules se trouvant dans l'une des situations prévues aux deux alinéas précédents peut également être décidée, dans la limite de leur champ de compétence, par les agents habilités à constater les infractions au présent code susceptibles d'entraîner une telle mesure. »
Le législateur – une fois n’est pas coutume- n’est donc pas resté totalement passif devant le boum des pocket bikes.
 
Mais avant même la loi du 5 mars 2007, les utilisateurs de pocket bikes pouvaient être verbalisés par les forces de l’ordre... tout simplement pour défaut d’assurance. 

Jean-Baptiste le Dall,
Avocat à la Cour


18/09/2007
 
Pour plus d’informations se reporter aux articles déjà publiés sur le Blog Droit Automobile et repris par France Info et le Post
 
 
 
lepost              logofrance-info.gif

doit automobile

france-bleu.jpgInterview de Maître le Dall par Caroline Vicq pour France Bleu IDF/ Radio France - Diffusion : journal / Dossier spécial transport lundi 3 septembre 2007 

 


« J’ai été contacté par deux cyclistes parisiens qui se sont fait verbaliser au mois d’août. L’un avait grillé un feux rouge et l’autre avait pris un sens interdit. Tous les deux se sont vus infliger une amende de 135 euros.
 
Et les arrestations de vélo risquent de devenir de plus en plus fréquentes. En tout cas à Paris puisqu’une note de service a été émise cet été par le directeur de la police urbaine de proximité et dans laquelle il invite ses agents à une plus grande sévérité à l’égard des cyclistes.
 
Alors ce qu’il faut bien comprendre c’est que les règles du Code de la route s’appliquent à tout le monde que l’on soit au volant d’un monospace ou au guidon d’un velib.
 
Un feu rouge brûlé c’est donc une amende de 135 euros ou 90 euros si l’on paye dans les trois jours. Mais ce qui a particulièrement inquiété ce cycliste un peu trop pressé, c’est la perte de points. Le policier qui l’a verbalisé lui a, en effet, indiqué que cette infraction allait lui coûter 4 points en moins.
 
C’est totalement faux.
 
Les textes sont, sur ce point, très clairs. Nous avons, notamment, une circulaire du Ministère de l’intérieur du 11 mars 2004 qui nous précise que

« Il ne peut y avoir de retrait de points que pour les infractions commises avec un véhicule pour la conduite duquel un permis de conduire est exigé. Cette analyse a été confirmée par le Conseil d'Etat dans ses décisions du 8 décembre 1995 (...). C'est ainsi qu'une infraction au code de la route commise à bicyclette, avec une voiturette ou au volant d'un tracteur agricole sanctionnée à ce titre ne donne pas lieu à retrait de points ».

Les cyclistes en infraction avec le Code de la route seront donc exposés à la même amende que s’ils avaient été en voiture. Par contre, ils n’encourent aucune perte de points pour les infractions commises à vélo.

Cela ne veut, toutefois, pas dire que leurs permis de conduire sont tout à fait à l’abri.

Le juge peut, en effet, prononcer une suspension du permis de conduire à titre de peine complémentaire. 

Vous allez me dire il est rare de passer devant un juge pour une infraction commise à Vélo.

Vous n’avez pas tort, mais si vous commettez un délit, vous irez devant le juge. Et tout le monde peut commettre un délit à vélo, il suffit pour cela de prendre le guidon avec plus de 0,8 g. d’alcool par litre de sang...

Et il ne s’agit pas d’un cas d’école, plusieurs cyclistes parisiens ont déjà été par le passé condamnés à plusieurs mois de suspension de permis de conduire...

Ce que je viens de dire vaut également pour l’utilisation du vélo sous l’emprise de stupéfiants... »

CABINET D'AVOCAT


 

 

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